Discours de Frédéric Fougerat, officier ONM, aux côtés de Jean-Jacques Aillagon

Monsieur le ministre, cher Jean-Jacques Aillagon,
Madame la ministre, chère Marie-Anne,
Monsieur le président du groupe Altran, cher Philippe,

Chers toutes et tous, ai-je envie de dire, car je ne vais pas pouvoir vous citer un par un, même si votre présence nombreuse me touche énormément, que vous ayez descendu un étage, que vous ayez pris une voiture, le métro ou un train pour venir, voire même l’avion, comme mon ami Mounir qui a fait le déplacement depuis Dubai pour être à mes côtés ce soir.

Votre présence me touche, et mon émotion est forte, croyez-moi.

Aussi vais-je tenter de masquer ce mélange de nervosité, de joie et de fierté par des remerciements. Et pour ne pas être trop cérémonieux, ni ennuyeux, j’ai fait le choix de me limiter à quatre remerciements qui me semblent incontournables.

Alors, juste une petite précision. A certains moments, je vais tenter d’être drôle. Je dis bien tenter. Je sais que l’exercice est risqué. Néanmoins, soyez sympa de rire un peu. Au minimum pour m’encourager !

Mes premiers remerciements iront bien évidemment à Jean-Jacques Aillagon, qui a immédiatement accepté, sans condition ni réserve, de me remettre ces insignes d’officier.

Merci monsieur le ministre pour votre présence à mes côtés. Votre disponibilité m’honore et m’oblige. Votre présence est un témoignage d’autant plus amical qu’il est gratuit. Il est fort et d’autant plus fort pour moi qu’il est symbolique, du fait de votre personnalité et des fonctions les plus éminentes que vous avez occupées.

Permettez-moi d’appuyer ces remerciements, car votre personne sera évidemment à tout jamais associée à cet évènement, et donc à mon histoire personnelle et professionnelle.

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Mounir Mabchour El Moumni, Aymeric Thon-Adjalin et Isabelle Fougeras-Renvoisé

Contrairement à certains de vos prédécesseurs de la rue de Valois, nous n’avons jamais eu l’occasion de travailler ensemble, sur les mêmes sujets, aux mêmes moments. Cela ne nous empêche pas d’avoir des engagements communs, notamment pour contribuer à faire face à certaines injustices de la société, aux préjugés et aux discriminations liées le plus souvent à l’ignorance, à de fausses croyances, ou à de vrais aprioris.

C’est peut-être une autre façon de faire de la politique. Une belle façon de faire de la politique.

Mais lutter contre les discriminations, les amalgames et les raccourcis – et notre triste histoire récente nous le rappelle violemment – est un engagement sans fin, qui méritera encore longtemps d’y consacrer des ressources, du temps, et de l’énergie.

Nous pourrions donc être amenés à nous recroiser dans ces combats.

Merci monsieur le ministre.

 

Discours de Frédéric Fougerat, directeur de la communication Altran, officier de l'ordre national du Mérite

Remerciements à Philippe Salle, mon président. Non pas pour sa présence ce soir, bien que quand même. Non pas pour m’avoir remis, il y a 7 ans, les insignes de chevalier, bien que quand même aussi. Non pas pour être un grand patron, bien que quand même encore !

D’ailleurs, pour ceux qui n’ont pas la chance de te côtoyer, ou qui ne savent pas ce qu’est un grand patron, parce que ça n’a rien à voir avec la taille, je le dis juste pour les plus jeunes… Donc, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un grand patron, je les invite à relire mon discours de chevalier du 17 septembre 2007. Je maintiens tout ce que j’y disais à l’époque. Et si la démonstration était à refaire aujourd’hui, je referais exactement la même.

Non, plutôt des remerciements pour me supporter depuis plus de dix ans.

Alors, attention, le verbe « supporter » ayant plusieurs sens, je précise que je ne parle pas de supporter dans le sens :
- « résister sans être endommagé »,
- ni dans le sens « tolérer les manières même si l’on en souffre »,
- encore moins de « résister à une épreuve ».

Quand je dis « me supporter », je veux bien entendu dire « me soutenir ». Mais personne n’avait imaginé autre chose, évidemment.

Car un grand patron, ce n’est pas seulement être le stratège de l’année, en tous cas pas tous les ans ! Un grand patron, ce n’est pas seulement avoir une vision, savoir déléguer et faire confiance. C’est aussi soutenir. C’est parfois nécessaire, et d’ailleurs, quand c’est nécessaire, c’est souvent vital.

Philippe, tu dis souvent que ça fait plus de dix ans que je te supporte. Eh bien, la moindre des choses était de te remercier, de toi aussi me supporter !

Merci Philippe.

Collaborateurs de la direction de la communication du groupe Altran

Après Jean-Jacques Aillagon et Philippe Salle, ce sont mes équipes que je souhaite remercier. Car je leur dois des remerciements et je souhaite partager avec elles l’honneur qui m’est fait ce soir.

Dans l’entreprise de façon générale, et dans la communication en particulier, le collectif est très important. Il est même essentiel. Travailler en équipe, ça veut vraiment dire quelque chose pour nous !

Qu’ils ou elles soient à la tête d’un pôle, comme Agathe, Anne-Laure, Franck, Julien, Christian, et même Bruno pour les affaires publiques, ou qu’ils ou elles collaborent au travail de l’équipe, y compris les stagiaires, qu’ils soient dans la lumière ou dans l’ombre, comme souvent la technique, c’est le cas ce soir de Jean-Michel et de sa team, toutes et tous participent à l’équipe, à sa créativité, à son dynamisme, mais aussi à sa joie de vivre et de travailler ensemble, et donc à sa solidité, et à ses performances.

Et, croyez-moi, ce n’est pas facile d’être performant en communication, car tout le monde estime pouvoir faire mieux que vous.

Ah oui !? En matière de communication, tout le monde ou presque à un avis. Pas une expertise, ni même une expérience : non, non un avis !

En fait, la com’, c’est le métier super sympa que tout le monde aurait pu faire. Mais je ne sais pas pourquoi, certains se sont dit : « Tiens, moi je vais faire un truc plus compliqué, un truc plus pénible, plus stressant ». Ça doit être ça !

Alors, évidemment, pour mes collègues directeurs financier, informatique ou juridique, c’est différent. Personne ne va s’autoriser à leur donner des leçons de droit, de code ou de fiscalité.

Mais avec la communication, tout le monde ou presque y va de son avis.

Il est vrai que dans l’inconscient collectif, la com’ c’est facile, la com’ ce n’est pas un métier, la com’ c’est juste servir du champagne.

Eh bien non ! Désolé… La communication, ce n’est pas seulement servir du champagne. Non. C’est aussi en boire !

En fait, si beaucoup autour de nous s’autorisent à penser qu’ils feraient largement aussi bien que nous, ce qui est peut-être un peu prétentieux, parfois même méprisant, eh bien c’est probablement la preuve d’une certaine affection pour nos métiers.

Mais, comme cette affection n’est pas toujours clairement exprimée, je pensais que j’avais ce soir le devoir, avec mes équipes anciennes et présentes, à mes côtés ou dans la salle, de partager cette extraordinaire considération que l’on nous porte !

Merci à vous pour votre professionnalisme, votre rigueur et pour cette belle énergie, toujours positive et créative.

Si j’insiste sur le travail de l’équipe, c’est que ce soir c’est le directeur de la communication du groupe Altran qui bénéficie de la reconnaissance publique. Mais comprenez bien que je ne fais qu’incarner le travail de mes équipes. Un directeur de communication ne peut se réaliser qu’auprès d’un président qui lui donne un cap, et qui sait partager sa vision de l’entreprise. Un directeur de communication ne peut se réaliser aussi qu’avec le soutien de ses équipes.

Mais, à une condition : savoir déléguer.

Et là, je me retourne vers Philippe. Car c’est toi qui m’as appris à déléguer. Oui, vu la masse de travail à accomplir, ta vitesse de pensée, ta rapidité à décider et ton impatience à voir les résultats, j’ai bénéficié d’une formation accélérée extraordinaire. J’ai dû vite apprendre à déléguer pour démultiplier mes forces et mener mes équipes au combat.

Merci Philippe, merci à mes équipes !

Mes derniers remerciements devaient s’adresser à deux personnes, mais une seule est présente ici ce soir. Merci donc à mon ami Laurent Bellini, qui sait que je sais ce que je lui dois.

Laurent est un de ces conseillers, aujourd’hui auprès de la maire de Paris, qui s’engagent, font des choix, les soutiennent, respectent des valeurs, et l’amitié est l’une d’elles.

J’ai beaucoup de respect, de considération et de reconnaissance pour Laurent, dont le prénom a, évidemment, une résonance toute particulière, qui manifestement me porte à la fois chance et bonheur.

Chance et bonheur, c’est ce que je vous souhaite à toutes et tous pour 2015, puisqu’en ce 27 janvier, il est toujours temps de vous formuler ou de vous renouveler mes meilleurs vœux.

Avant de vous inviter à rejoindre les buffets pour une petite collation, je voulais conclure sur le sujet du soir par une petite anecdote… familiale cette fois.


En effet,
J’ai appris,
Il n’y a pas si longtemps,
Que mes parents me surnommaient,
A mon insu, bien évidemment,
« Le Général ».
Eh bien ce soir,
A défaut d’être général, me voilà déjà Officier !

Frédéric Fougerat

Portrait de Frédéric Fougerat et extraits des discours