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Remise des insignes d'officier dans l'ordre national du Mérite à Frédéric Fougerat, le 27 janvier 2015

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30 janvier 2015

ACCUEIL DE PHILIPPE SALLE, PRESIDENT DU GROUPE ALTRAN

Discours de Philippe Salle 

Philippe Salle, président-directeur général du groupe Altran

Bonsoir à toutes et à tous. Je vais être extrêmement bref, puisque ce n’est absolument pas ma soirée. Je voudrais tout d’abord remercier monsieur le ministre d’être avec nous ce soir. C’est un privilège et un grand honneur de vous avoir parmi nous pour Frédéric.

Je voulais vous accueillir dans la maison du groupe Altran, et vous dire rapidement ce qu’est Altran, pour ceux qui ne font pas partie de cette honorable maison. Je suis Philippe Salle, je suis le président du Groupe.

Altran, c’est 23 000 personnes dans le monde, et notre métier est d’innover, ou tout simplement d’aider nos clients à innover. Nous avons 21 000 ingénieurs sur les 23 000 collaborateurs. Altran a participé à de nombreuses innovations dans le monde entier, et notamment une que vous devez utiliser tous les jours, le Bluetooth .

En général, Frédéric me prépare des discours que je ne lis jamais. Il sait donc que je suis extrêmement rebelle dans ces cas-là. Ce soir, il m’a dit de me débrouiller, et il a eu raison. Je voudrais simplement dire qu’avec Frédéric, ça fait douze ans, qu’il est mon plus fidèle collaborateur, qu’il me suit dans chacune de mes sociétés et nous éprouvons un grand plaisir à travailler ensemble.

J’ai presque envie de dire que s’il y a un sujet sur lequel je dors largement sur mes deux oreilles, c’est bien la communication. Tout simplement parce que Frédéric est avec moi sur ces sujets et qu’il s’occupe très bien de communiquer sur toutes les entreprises que nous avons dirigées ensemble.
Monsieur le ministre, c’est un grand plaisir de vous recevoir ce soir pour Frédéric. Je laisse vous maintenant la parole.

Philippe Salle

Extraits de l'accueil de Philippe Salle et des discours de Jean-Jacques Aillagon et de Frédéric Fougerat

 

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30 janvier 2015

DISCOURS DE JEAN-JACQUES AILLAGON, ANCIEN MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION

Discours de Jean-Jacques Aillagon

Frédéric Fougerat et Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre culture et communication 

Monsieur le président, merci pour la cordialité de votre accueil. Je dois vous dire que je suis très heureux de vous retrouver, mesdames et messieurs, dans cette grande maison, dans cette grande entreprise française que vous dirigez avec, chacun le sait, beaucoup de talent.

Permettez-moi aussi, à l’avance, de vous féliciter, en tout cas de vous encourager. Que mes vœux vous accompagnent pour votre prochaine destination. Je sais que la maison que vous dirigerez bientôt a de la chance, autant que celle-ci en a eu tout au long du temps de votre responsabilité.

Mais monsieur le président, vous le savez, nous sommes réunis ce soir pour célébrer Frédéric Fougerat, qui est ici directeur de la communication, et par ailleurs vice-président de la fondation Altran pour l’innovation, et qui, malgré la lourdeur de ses missions, trouve encore le temps d’enseigner, notamment, à l’Institut des médias de Paris.

Chacun d’entre nous l’a observé, vous êtes, Frédéric, vous êtes, monsieur le président, liés par une désormais longue collaboration qui a commencé je crois au début des années 2000. Cette longue collaboration vous a conduits dans diverses sociétés : chez Vedior France, chez Geoservices, et maintenant chez Altran. Une seule interruption à cette longue fidélité, une interruption de dix mois seulement, montre bien que vous aviez l’un et l’autre hâte de vous retrouver. Ces dix mois, c’est quand Frédéric a fait le choix de diriger la communication du groupe pharmaceutique Ethypharm, en qualité de vice-président.

Discours de Jean-Jacques Aillagon - Remise ONM à Frederic Fougerat

Cher Frédéric Fougerat, j’en reviens à vous, puisque vous êtes le héros de cette soirée. Vous êtes un enfant des années 60. (Rires dans l’assistance) Je donne parfois une interprétation extensive aux années 60, parce que je les appelle les belles années 60. Ce sont des années qui ont été des années formidables et toniques. Elles ont débordé sur les années 70, et ont parfois même été un peu anticipées à la fin des années 50. Je vous livre donc une chronologie extrêmement vaste.

Ces années ont donc été des années toniques. Elles ont été toniques pour le monde et pour notre pays. Ce sont en grande partie les années Pompidou, donc des années d’enthousiasme et d’optimisme. De ces années-là, vous avez recueilli les qualités les plus positives. Ces qualités ont marqué de façon décisive votre vie personnelle et votre vie professionnelle. Quand on examine le cours de votre carrière, le cours de votre existence également, on se rend compte que parmi ces qualités, vous avez plus particulièrement été attaché aux qualités de solidarité, d’engagement, d’exigence et à l’esprit de conquête. Je vais détailler ces différentes qualités, et je commencerai naturellement par la solidarité.

Votre sens de la solidarité, Frédéric, est un refus de l’indifférence qui est à la fois éthique, social et politique. Une des pires choses qui puisse frapper un homme ou la société, c’est l’indifférence. Sans cesse, vous avez fait le choix de prendre le parti de ceux de nos semblables frappés par des difficultés ou accablés de divers maux. C’est notamment pour cette raison que vous avez, de façon extrêmement précoce, participé à la création d’une association de lutte contre le sida et que vous avez donné toutes vos forces au développement de l’activité de cette association.

Chacun le sait également, cette qualité de solidarité, vous la marquez dans votre vie personnelle et dans votre vie professionnelle. Vous êtes fidèle en amitié, fidèle au travail, fidèle, monsieur le président, à l’égard de votre patron, mais également fidèle, ce qui est extrêmement important à mes yeux, à vos équipes. Ce sens de la solidarité humaine et professionnelle vous aura inspiré de nombreux engagements.

J’en viens à la deuxième qualité, cette disponibilité à l’égard de l’engagement. Je ne citerai que quelques-unes de ces décisions d’engagement. Vous vous êtes engagé, de façon très précoce, en faveur de la liberté d’expression, de la fluidité de l’expression, en participant à l’aventure des radios libres. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de mal à penser qu’il a fallu à une époque militer pour que les ondes bénéficient d’une certaine liberté, mais on sortait d’une époque où on imaginait en effet que seule la puissance publique pouvait décider ce qu’on entendrait et de quelle façon on l’entendrait. Ce sont des gens comme vous qui ont finalement déverrouillé le système.

Cette qualité d’engagement, vous l’avez également manifestée auprès d’un grand nombre d’élus au cœur de l’action de collectivités locales, à Lagny-sur-Marne, à Nogent-sur-Marne, à Lisieux, au cœur également de la région Centre, et plus particulièrement dans le département de l’Eure-et-Loir. Vous avez découvert le sens de l’action publique, le sens de l’engagement public. Quoi qu’on dise, c’est le résultat de l’expérience de ma vie, il n’y a pas une telle distance entre l’engagement social, l’engagement au sein d’une entreprise, et l’engagement au sein d’une collectivité publique, que ce soit la plus grande d’entre elle, l’État, ou la plus modeste, la commune.

Vous vous êtes d’ailleurs engagé dans la vie politique, à un moment donné comme candidat aux élections cantonales, dans le département du Val-de-Marne, et aux régionales en Île-de-France. Là aussi, c’est une très bonne chose. Dans notre pays nous avons trop institué les élus comme une sorte de classe politique. Je ne supporte pas qu’on parle des politiques comme si les élus étaient une catégorie particulière. Il serait bon que, de façon extrêmement fluide, chacun d’entre nous exerce à un moment donné un mandat électif, et revienne ensuite de la façon la plus naturelle à ses affaires, ou fasse l’inverse.

Cet engagement, vous l’avez également manifesté en 2005 en participant à la demande de Philippe Salle à la création de l’institut Vedior pour la diversité et l’égalité des chances, qui est désormais l’Institut Randstad. Encore une nouvelle initiative, une nouvelle marque d’engagement : la création en 2008 de l’institut Geoservices pour l’éducation et l’environnement. Cette activité vous amène à déployer votre action, à travers celle de l’institut, du Brésil à l’Indonésie. Aujourd’hui, cet engagement prend une forme extrêmement pertinente au service de la fondation Altran pour l’innovation.

J’évoquais par ailleurs votre qualité d’exigence. Vous êtes en effet, Frédéric, exigeant. Votre engagement n’est pas une chimère, ce n’est pas une rêverie. Même s’il comporte une part de rêve importante, cet engagement repose, qu’il soit professionnel ou sociétal, sur un sens très aigu du devoir à accomplir et sur un désir forcené d’excellence. Il n’y a aucune facilité dans cet engagement. Tout y est exigence. Vous ne faites rien, chacun le sait ici, à moitié. Vous ne faites rien négligemment, vous ne faites rien sans conviction, rien sans ferveur et sans ardeur.

Cette exigence, vous savez également la partager, car c’est une terrible chose que d’être exigeant dans un océan de négligence, et donc il faut faire partager son exigence. Cette exigence, vous savez la communiquer. Vous savez être sur tous les fronts à la fois. Il est vrai que les moyens contemporains de la communication moderne amplifient votre capacité à déployer tous les effets de cette exigence : le téléphone dont vous êtes un adepte très assidu, Internet, les réseaux sociaux, tous les canaux de communication. Je dois vous dire que ça me donne le plaisir de lire vos blogs avec beaucoup d’intérêt. Vous savez que de mon côté, il m’est arrivé dans ma vie d’être également blogomaniaque. Et donc entre blogomaniaques, on se reconnait. Mais c’est là aussi une bonne chose que d’exprimer une pensée, parce que c’est en écrivant une pensée, en l’exprimant qu’on la structure, qu’on la confronte également au réel et au jugement critique de ceux auxquels on l’expose.

Je l’ai dit également, vous êtes conquérant. Naturellement, certains imaginent que l’esprit de conquête est un esprit fâcheux, qui manifesterait une ivresse un peu vaniteuse du pouvoir, une relation superficielle, une attitude qui ne viserait qu’à la gloire, ou pire encore, à la gloriole. Mais il n’en est rien pour ce qui vous concerne. Si vous aimez conquérir, c’est parce que vous aimez gagner. Si vous aimez gagner, c’est que vous aimez faire gagner les autres. Vous êtes de ceux en effet qui aiment que les choses avancent, que rien ne recule, que tout soit toujours meilleur. Vous faites partie finalement de ces optimistes qui savent qu’il nous appartient de faire en sorte que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, parce qu’aujourd’hui est meilleur qu’hier.

C’est d’ailleurs le ressort de la mobilité de votre engagement public et professionnel. Vous êtes passé de l’action publique à l’entreprise. Vous avez été à l’aise dans le domaine des ressources humaines, et avez, au titre de vos activités professionnelles, été plongé dans le vaste univers du pétrole, dans celui non moins vaste de la pharmacie, et aujourd’hui dans celui, excellent, du conseil en innovation. Vous aimez à la fois agir, et réfléchir, en témoigne d’ailleurs votre activité d’enseignant. Là aussi, je reviens sur l’énergie et le talent avec lesquels vous alimentez votre blog.

C’est au titre de toutes ces activités qu’il vous est souvent arrivé d’être distingué par vos pairs, vos collaborateurs, vos patrons et vos amis. Je rappelle qu’en 2009, vous avez bénéficié du European Excellence Award, une distinction extrêmement appréciée, parce qu’elle couronne l’excellence dans le domaine de la communication. S’agissant de couronner, c’est aujourd’hui la République française, tout simplement, qui vous distingue en vous appelant au grade d’officier de l’ordre national du Mérite.

Au XVIe, au XVIIe siècle, et d’ailleurs à la fin du Moyen Âge, un vaste débat a animé la pensée européenne, la pensée philosophique et également la pensée religieuse, à savoir ce qui dans la conquête du salut était le plus déterminant ; si c’était la grâce, le don gracieux de la foi, ou les œuvres, et donc le mérite que chaque fidèle pouvait acquérir. Ce débat a divisé profondément la conscience européenne. Les catholiques ont penché pour les œuvres, les protestants, je simplifie, pour la grâce. Ensuite, le jansénisme est revenu en France à l’affirmation assez radicale du rôle suffisant de la grâce. Finalement, je me disais en venant ici ce soir, à Neuilly, pour vous retrouver, que votre existence avait réconcilié ce débat (rires dans l’assemblée) puisque vous avez reçu la grâce qui forme le ressort de votre tempérament, de votre caractère, de votre personnalité. Tous ces dons, vous les avez reçus et vous les avez fait fructifier.

Frédéric Fougerat et Jean-Jacques Aillagon

Vous voyez, je vous fais quasiment un sermon maintenant. (Rires) Mes amis, je tiens à vous dire une chose. Autant le président a la réputation d’être bref en discours, autant moi, j’ai un défaut contraire : on ne m’arrête plus. Là, j’ai trouvé un très très bon filon sur lequel je suis assez au point. Je peux donc vous tenir un bout de temps. Je reviens à Frédéric.

Votre vie réconcilie finalement la grâce et le mérite. Vous avez reçu beaucoup de dons que vous avez partagés, mais beaucoup de mérites sont attachés à votre vie, et vous valent aujourd’hui cette distinction que la République, que le président de la République vous confère. C’est la raison pour laquelle je suis tout particulièrement heureux de vous remettre ces insignes. Frédéric Fougerat, au nom du président de la République, je vous fais officier de l’ordre national du Mérite. (Applaudissements).

Jean-Jacques Aillagon

Extraits des discours

30 janvier 2015

FREDERIC FOUGERAT - REMISE OFFICIELLE DES INSIGNES D'OFFICIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE PAR JEAN-JACQUES AILLAGON

Frederic Fougerat - Remise des insignes d'officier par Jean-Jacques Aillagon

Frédéric Fougerat et Jean-Jacques Aillagon

" Frédéric Fougerat, au nom du président de la République*, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons officier de l'ordre national du Mérite".

* Frédéric Fougerat a été promu officier dans l'ordre national du Mérite, par le président de la République, monsieur François Hollande, sur proposition du premier ministre, monsieur Manuel Valls. Décret du 13 novembre 2014 publié au Journal Officiel de la république française du 15 novembre 2015.

Extraits des discours et vidéo de la remise officielle des insignes d'officier de l'ordre national du Mérite à Frédéric Fougerat par Jean-Jacques Aillagon 

30 janvier 2015

FREDERIC FOUGERAT - DISCOURS D'OFFICIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE

Frédéric Fougerat - Discours officier ONM, aux côtés de Jean-Jacques Aillagon

Discours de Frédéric Fougerat, officier de l'ordre national du Mérite

 

Monsieur le ministre, cher Jean-Jacques Aillagon,
Madame la ministre, chère Marie-Anne,
Monsieur le président du groupe Altran, cher Philippe,

Chers toutes et tous, ai-je envie de dire, car je ne vais pas pouvoir vous citer un par un, même si votre présence nombreuse me touche énormément, que vous ayez descendu un étage, que vous ayez pris une voiture, le métro ou un train pour venir, voire même l’avion, comme mon ami Mounir qui a fait le déplacement depuis Dubai pour être à mes côtés ce soir.

Votre présence me touche, et mon émotion est forte, croyez-moi.

Aussi vais-je tenter de masquer ce mélange de nervosité, de joie et de fierté par des remerciements. Et pour ne pas être trop cérémonieux, ni ennuyeux, j’ai fait le choix de me limiter à quatre remerciements qui me semblent incontournables.

Alors, juste une petite précision. A certains moments, je vais tenter d’être drôle. Je dis bien tenter. Je sais que l’exercice est risqué. Néanmoins, soyez sympa de rire un peu. Au minimum pour m’encourager !

Mes premiers remerciements iront bien évidemment à Jean-Jacques Aillagon, qui a immédiatement accepté, sans condition ni réserve, de me remettre ces insignes d’officier.

Merci monsieur le ministre pour votre présence à mes côtés. Votre disponibilité m’honore et m’oblige. Votre présence est un témoignage d’autant plus amical qu’il est gratuit. Il est fort et d’autant plus fort pour moi qu’il est symbolique, du fait de votre personnalité et des fonctions les plus éminentes que vous avez occupées.

Permettez-moi d’appuyer ces remerciements, car votre personne sera évidemment à tout jamais associée à cet évènement, et donc à mon histoire personnelle et professionnelle.

.

Mounir Mabchour El Moumni, Aymeric Thon-Adjalin et Isabelle Fougeras-Renvoisé

Contrairement à certains de vos prédécesseurs de la rue de Valois, nous n’avons jamais eu l’occasion de travailler ensemble, sur les mêmes sujets, aux mêmes moments. Cela ne nous empêche pas d’avoir des engagements communs, notamment pour contribuer à faire face à certaines injustices de la société, aux préjugés et aux discriminations liées le plus souvent à l’ignorance, à de fausses croyances, ou à de vrais aprioris.

C’est peut-être une autre façon de faire de la politique. Une belle façon de faire de la politique.

Mais lutter contre les discriminations, les amalgames et les raccourcis – et notre triste histoire récente nous le rappelle violemment – est un engagement sans fin, qui méritera encore longtemps d’y consacrer des ressources, du temps, et de l’énergie.

Nous pourrions donc être amenés à nous recroiser dans ces combats.

Merci monsieur le ministre.

 

Frédéric Fougerat, directeur de la communication Altran, officier de l'ordre national du Mérite

Remerciements à Philippe Salle, mon président. Non pas pour sa présence ce soir, bien que quand même. Non pas pour m’avoir remis, il y a 7 ans, les insignes de chevalier, bien que quand même aussi. Non pas pour être un grand patron, bien que quand même encore !

D’ailleurs, pour ceux qui n’ont pas la chance de te côtoyer, ou qui ne savent pas ce qu’est un grand patron, parce que ça n’a rien à voir avec la taille, je le dis juste pour les plus jeunes… Donc, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un grand patron, je les invite à relire mon discours de chevalier du 17 septembre 2007. Je maintiens tout ce que j’y disais à l’époque. Et si la démonstration était à refaire aujourd’hui, je referais exactement la même.

Non, plutôt des remerciements pour me supporter depuis plus de dix ans.

Alors, attention, le verbe « supporter » ayant plusieurs sens, je précise que je ne parle pas de supporter dans le sens :
- « résister sans être endommagé »,
- ni dans le sens « tolérer les manières même si l’on en souffre »,
- encore moins de « résister à une épreuve ».

Quand je dis « me supporter », je veux bien entendu dire « me soutenir ». Mais personne n’avait imaginé autre chose, évidemment.

Car un grand patron, ce n’est pas seulement être le stratège de l’année, en tous cas pas tous les ans ! Un grand patron, ce n’est pas seulement avoir une vision, savoir déléguer et faire confiance. C’est aussi soutenir. C’est parfois nécessaire, et d’ailleurs, quand c’est nécessaire, c’est souvent vital.

Philippe, tu dis souvent que ça fait plus de dix ans que je te supporte. Eh bien, la moindre des choses était de te remercier, de toi aussi me supporter !

Merci Philippe.

Collaborateurs de la direction de la communication du groupe Altran

Après Jean-Jacques Aillagon et Philippe Salle, ce sont mes équipes que je souhaite remercier. Car je leur dois des remerciements et je souhaite partager avec elles l’honneur qui m’est fait ce soir.

Dans l’entreprise de façon générale, et dans la communication en particulier, le collectif est très important. Il est même essentiel. Travailler en équipe, ça veut vraiment dire quelque chose pour nous !

Qu’ils ou elles soient à la tête d’un pôle, comme Agathe, Anne-Laure, Franck, Julien, Christian, et même Bruno pour les affaires publiques, ou qu’ils ou elles collaborent au travail de l’équipe, y compris les stagiaires, qu’ils soient dans la lumière ou dans l’ombre, comme souvent la technique, c’est le cas ce soir de Jean-Michel et de sa team, toutes et tous participent à l’équipe, à sa créativité, à son dynamisme, mais aussi à sa joie de vivre et de travailler ensemble, et donc à sa solidité, et à ses performances.

Et, croyez-moi, ce n’est pas facile d’être performant en communication, car tout le monde estime pouvoir faire mieux que vous.

Ah oui !? En matière de communication, tout le monde ou presque à un avis. Pas une expertise, ni même une expérience : non, non un avis !

En fait, la com’, c’est le métier super sympa que tout le monde aurait pu faire. Mais je ne sais pas pourquoi, certains se sont dit : « Tiens, moi je vais faire un truc plus compliqué, un truc plus pénible, plus stressant ». Ça doit être ça !

Alors, évidemment, pour mes collègues directeurs financier, informatique ou juridique, c’est différent. Personne ne va s’autoriser à leur donner des leçons de droit, de code ou de fiscalité.

Mais avec la communication, tout le monde ou presque y va de son avis.

Il est vrai que dans l’inconscient collectif, la com’ c’est facile, la com’ ce n’est pas un métier, la com’ c’est juste servir du champagne.

Eh bien non ! Désolé… La communication, ce n’est pas seulement servir du champagne. Non. C’est aussi en boire !

En fait, si beaucoup autour de nous s’autorisent à penser qu’ils feraient largement aussi bien que nous, ce qui est peut-être un peu prétentieux, parfois même méprisant, eh bien c’est probablement la preuve d’une certaine affection pour nos métiers.

Mais, comme cette affection n’est pas toujours clairement exprimée, je pensais que j’avais ce soir le devoir, avec mes équipes anciennes et présentes, à mes côtés ou dans la salle, de partager cette extraordinaire considération que l’on nous porte !

Merci à vous pour votre professionnalisme, votre rigueur et pour cette belle énergie, toujours positive et créative.

Si j’insiste sur le travail de l’équipe, c’est que ce soir c’est le directeur de la communication du groupe Altran qui bénéficie de la reconnaissance publique. Mais comprenez bien que je ne fais qu’incarner le travail de mes équipes. Un directeur de communication ne peut se réaliser qu’auprès d’un président qui lui donne un cap, et qui sait partager sa vision de l’entreprise. Un directeur de communication ne peut se réaliser aussi qu’avec le soutien de ses équipes.

Mais, à une condition : savoir déléguer.

Et là, je me retourne vers Philippe. Car c’est toi qui m’as appris à déléguer. Oui, vu la masse de travail à accomplir, ta vitesse de pensée, ta rapidité à décider et ton impatience à voir les résultats, j’ai bénéficié d’une formation accélérée extraordinaire. J’ai dû vite apprendre à déléguer pour démultiplier mes forces et mener mes équipes au combat.

Merci Philippe, merci à mes équipes !

Mes derniers remerciements devaient s’adresser à deux personnes, mais une seule est présente ici ce soir. Merci donc à mon ami Laurent Bellini, qui sait que je sais ce que je lui dois.

Laurent est un de ces conseillers, aujourd’hui auprès de la maire de Paris, qui s’engagent, font des choix, les soutiennent, respectent des valeurs, et l’amitié est l’une d’elles.

J’ai beaucoup de respect, de considération et de reconnaissance pour Laurent, dont le prénom a, évidemment, une résonance toute particulière, qui manifestement me porte à la fois chance et bonheur.

Chance et bonheur, c’est ce que je vous souhaite à toutes et tous pour 2015, puisqu’en ce 27 janvier, il est toujours temps de vous formuler ou de vous renouveler mes meilleurs vœux.

Avant de vous inviter à rejoindre les buffets pour une petite collation, je voulais conclure sur le sujet du soir par une petite anecdote… familiale cette fois.


En effet,
J’ai appris,
Il n’y a pas si longtemps,
Que mes parents me surnommaient,
A mon insu, bien évidemment,
« Le Général ».
Eh bien ce soir,
A défaut d’être général, me voilà déjà Officier !

Frédéric Fougerat

Portrait de Frédéric Fougerat et extraits des discours

 

30 janvier 2015

ALBUM PHOTOS - CEREMONIE DE REMISE DES INSIGNES D'OFFICIER DE L'ORDRE NATIONAL DU MERITE A FREDERIC FOUGERAT

Photos de la cérémonie de remise des insignes d'officier de l'ordre national du Mérite à Frédéric Fougerat

 

Frédéric Fougerat et Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre culture et communication

Frédéric Fougerat et Philippe Salle, président du groupe Altran

Frédéric Fougerat, Jean-Jacques Aillagon, Philippe Zorzetto

Ahmed Zerari et Frédéric Fougerat

Thierry Corbel, Jérôme Hue et Frédéric Fougerat

Auguste Massengo et Frédéric Fougerat

 

Laurent d'Alterio, Aymeric Thon-Adjalin et Frédéric Fougerat

Fabienne Corbel, Frédéric Fougerat et Agathe Weil

Frédéric Fougerat, Audrey Guilleux et Julien Gasco

Amanda Scott et Frédéric Fougerat

 

Maritchu ELGOYHEN et Frédéric FOUGERAT

Zouhair Bouhajra, Frédéric Fougerat et Fouzia Ameziane

 

 

Isabelle et Fabrice Déside avec Frédéric Fougerat

Benoit et Marie Repoux avec Frédéric Fougerat

Franck leinert, Frédéric Fougerat et Laure Avril

 

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Remise des insignes d'officier dans l'ordre national du Mérite à Frédéric Fougerat, le 27 janvier 2015
  • Cérémonie de remise des insignes d'officier de l'ordre national du Mérite à Frédéric Fougerat, directeur de la communication du groupe Altran, par Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture et de la communication.
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